Cleophas Wawire, Kenya

Nom: MUHAVINI

Prénom: Cleophas  Wawire

Profession: Maître de conférences à l’Université Catholique d’Afrique de l’Est

 Dates du séjour en France: De 2008 à 2012. Trois mois en France par année universitaire.

 Diplôme: Doctorat en Chimie théorique, informatique et modélisation.

Université française d’accueil: Université Joseph Fourier, Grenoble.

Comment décrivez-vous la vie quotidienne en France (logement, transport, loisirs, nourriture etc.) ? En quoi est-elle différente de la vie quotidienne au Kenya ?

Mon hébergement a été bien organisé et à proximité de l’université. Les réseaux de transport étaient également développés, avec les trams et les bus parcourant la ville entière. La nourriture est abondante et très variée. Une partie des plats cuisinés que l’on peut trouver est d’origine africaine (comme les poissons du Lac Victoria). Dans et autour de Grenoble, il y a énormément d’endroits à découvrir, en sécurité. Il y a des montagnes et de jolies rivières, avec de belles vues panoramiques.

Qu’est-ce qui vous a le plus manqué pendant votre séjour d’études en France ?

Bien sûr, les amis et mes activités quotidiennes m’ont manqué, comme les promenades en famille dans les parcs, etc. Mais cela n’a pas été trop dur à surmonter, trois mois étant vite passés. 

Comment jugez-vous la qualité de la formation que vous avez reçue en France ?

La qualité de l’éducation est plutôt élevée et pertinente, en ce qu’elle tente de résoudre des problèmes auxquels font face la plupart des nations du tiers monde. Ma discipline (modélisation et simulations) compte parmi les plus cruciales pour analyser et répondre à des problèmes tels que le réchauffement climatique, les progrès en nanotechnologies et le développement des logiciels. Des choses dont l’Afrique a réellement besoin.

L’apprentissage de la langue française a t-il été difficile ?

Pour ma part cela n’a pas été trop difficile, j’avais quelques notions de Français. Vivre en France permet d’accélérer l’apprentissage, en particulier quand l’on réussit à s’immerger totalement dans un environnement français et francophone. Malheureusement une période de 3 mois est tellement intense que l’on passe plus de temps à étudier qu’à interagir avec les Français…

Est-ce que cette expérience en France a eu des retombées positives sur votre vie personnelle

et professionnelle ?

Mon expérience en France a un impact énorme, grâce aux réseaux et aux amitiés que j’ai pu faire quand j’étais là bas, avec qui j’entretiens toujours des liens, même aujourd’hui. Les nouveaux concepts et idées que j’ai appris en France ont constitué une base de connaissance solide qui facilite mon travail ici, au Kenya.

Avez-vous eu le temps de visiter la France ? Si oui, quel est votre plus beau souvenir ? (svp,

joignez une photo)

La ville de Grenoble offrait un programme par lequel les étudiants étrangers étaient invites à visiter des maisons de Grenoblois, qui ouvraient leurs portes et nous accueillaient chaleureusement. Malheureusement je n’ai pas de photo.

Etes-vous encore en relation avec des personnes (étudiants, professeurs, amis) que vous aviez rencontrées en France et qui ne résident pas au Kenya ?

J’ai toujours des contacts avec les étudiants que j’ai rencontré en France. Nous menons toujours en ce moment un projet de recherche avec mon directeur de thèse en France, l’université de Grenoble, et une équipe locale, ici au Kenya.

Si vous aviez 1 minute pour convaincre un jeune étudiant Kenyan à aller en France, que lui diriez-vous ?

Etudier en France ouvre beaucoup d’opportunités. Le système d’enseignement est avancé et accorde une place essentielle à la pratique. Si vous avez de l’énergie, du temps, des efforts à fournir et de l’argent, étudier en France vaut la peine.

Si vous deviez l’aider à préparer au mieux son voyage, quels conseils lui donneriez-vous ?

La meilleure façon de se preparer est d’étudier la langue française et d’acquérir des capacités à maîtriser les outils électroniques. Tout se fait par machine, cela commence avec l’obtention des tickets à l’aéroport.